Article de l'Essor : Opti'waves révolutionne les prothèses dentaires

by L'Essor

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Opti’Waves veut révolutionner le domaine des prothèses dentaires

le 20 juillet 2016 – Emilie Massard – Tech et Médias – article lu 239 fois

Imaginée par deux enseignants-chercheurs de l’Ecole des mines de Saint-Etienne, Opti’Waves n’est pas encore officiellement une société, mais elle a déjà reçu plusieurs récompenses. Son projet ? Proposer un mode de cuisson des céramiques par micro-ondes, qui permettrait aux prothésistes dentaires de gagner beaucoup de temps et de faire des économies d’énergie.

Pour sa troisième édition, le programme Lyon Startup a reçu près de 250 projets. Les trois lauréats ont été annoncés récemment, et parmi eux, pas moins de deux projets ligériens, tous deux dans le domaine médical. Alors qu’ils s’étaient inscrits au concours pour « voir ce que valait leur idée », Pauline Chanin-Lambert et Sébastien Saunier, créateurs d’Opti’Waves, ont décroché le premier prix. Les deux enseignants-chercheurs de l’école des Mines ambitionnent de révolutionner le domaine des prothèses dentaires par le développement d’un système de cuisson innovant, par micro-ondes, qui permet de réduire la cuisson des céramiques de près de 8 heures à 20 min.

« Notre thématique de recherche est la cuisson des céramiques par micro-ondes », indique Sébastien Saunier. Nous avons échangé avec un prothésiste dentaire, avec qui nous travaillons par ailleurs sur ces problématiques, et nous avons réfléchi à mettre nos recherches en adéquation pour les résoudre. Nous avons voulu capitaliser les résultats de nos recherches par une application concrète. » Pour réaliser une prothèse dentaire, les prothésistes usinent une pièce en céramique pour lui faire prendre la forme de la dent, puis ils la cuisent à 1 500 °C pour qu’elle se densifie et prenne sa forme définitive. Avec un four à résistance chauffante, l’étape de cuisson prend près de 8 heures. La solution portée par les deux chercheurs permet aussi des économies d’énergie, avec une facture divisée par 13 par rapport à un four traditionnel.

« Le programme Lyon Startup, avec ses formations, nous a permis de mettre en pratique le côté créatif, d’échanger avec les autres participants et de développer notre projet », précise Pauline Chanin-Lambert. Par ailleurs, le projet est également accompagné par Team, la structure de maturation technologique de l’école des Mines, le dispositif Mind porté par Saint-Etienne Métropole ou encore le dispositif Inovizy (BPI France). « Nous sommes la première start-up « spin-off » de l’Ecole des mines, qui nous a beaucoup soutenu. Si Sébastien conserve ses fonctions d’enseignant-chercheur, il sera détaché partiellement, personnellement je me lance dans l’aventure en quittant mes fonctions, pour me consacrer à Opti’Waves. » Les deux entrepreneurs envisagent de créer 12 emplois dans les 5 ans à venir pour produire les pièces nécessitant un savoir-faire particulier, mais également viser rapidement les marchés internationaux.

Emilie Massard

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